
le chateau deau de Saint Denis des Puits vu depuis lest
Un petit peu d’histoire
Le terme « castellum » (château) désignait à Rome des réservoirs (au niveau du sol ou légèrement surélevés.qui recevaient l’eau des aqueducs.
L’exploitation des nappes souterraines a débuté avec les puits, lieux d’approvisionnement pour les populations au même titre que les fontaines.
Le développement du service de l’eau à domicile s’est accéléré au XXème siècle. En 1930, seulement 23% des communes (8600 sur 38000) disposaient d’un réseau de distribution à domicile.
Il faut attendre la fin des années 1980 pour que la quasi totalité des habitants bénéficient de l’eau courante à domicile.
A la fin du XXème siècle, environ 99% de la population française a l’eau potable à domicile. Seule une très faible part des Français continuent d’utiliser des ressources privées pour leur alimentation en eau (sources, puits).
Un progrès majeur
L’accession à tous de l’eau potable constitue une véritable avancée technologique, sociale, économique et politique.
Omniprésente dans la vie quotidienne pour boire, cuisiner et se laver, c’est l’eau qui est à la source des châteaux d’eau.
L’érection de ces édifices marque un des plus grands progrès de notre époque contemporaine : la distribution de l’eau courante sous pression.
Grâce aux avancées technologiques, les châteaux d’eau deviennent des bâtiments en voie de disparition.
Ce sont des ouvrages d’architecture qui représentent un intérêt au niveau de l’histoire des techniques mais également au niveau paysager.
Ils sont de véritables points de repère dans l’espace, au même titre qu’une église au cœur d’un village par exemple.
C’est un point de repère incontournable sur la carte Michelin : un petit cercle bleu entouré d’un autre cercle bleu, c’est ?… le château d’eau, bien sûr.
Il y en a à peu près 16 000 sur le territoire métropolitain.
Château d’eau de St Denis des Puits, vu depuis l’ouest
Un peu de technique
Les réservoirs surélevés sont constitués par une cuve, généralement cylindrique, montée sur une tour en maçonnerie, ou en béton armé ou sur des piliers en béton armé.
Dans ce type de château d’eau, l’accès à la cuve a lieu par une série d’échelles intérieures et une cheminée centrale. Une trappe dans la cheminée d’aération permet la visite de la couverture. Sous la cheminée centrale, il a été constitué un plancher général permettant la manœuvre des vannes de vidange et d’incendie. Le refoulement de l’eau s’effectue par le fond afin d’assurer le renouvellement de la réserve incendie.

le chateau deau de Saint Denis des Puits vu depuis louest
La plupart des réservoirs surélevés mesurant plus de 30 mètres desservent des abonnés situés, pour la plus part, sur des points en contrebas de la base du château d’eau. La hauteur entraîne une pression de 3 bars minimum en entrée de réseau ( 1 bar pour 10m de hauteur), il n’est donc pas nécessaire de disposer de pompe de surpression pour la distribution, la gravité suffisant.
Le château d’eau de Saint Denis des Puits est de type « champignon » ou « bouchon de champagne« . Son fût est tronconique supporte une cuve circulaire débordante, le plus souvent sur tronc de cône avec ceinture saillante
Quelques châteaux d’eau de la région à aller admirer
Ceux décorés de superbes fresques à Courville sur Eure, Maillebois et Prasville, celui de Frétigny reconverti en paroi d’escalade, celui de Thiron-Gardais avec son regard de chouette.
Sources :