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nuage-10motsGRIGRI
Assez courant en Afrique et aux Antilles. Cette amulette est considérée comme un petit objet magique, porte-bonheur (ou malheur).

Que vous évoque ce mot ?
…telle était la question posée parJeuMexprimeorganisé par La Caravane des dix mots à laquelle j’ai tenté de répondre.

 

Mon grigri à moi est de toutes les couleurs.
Mon grigri est violet comme les germes de lumière qui se retient juste avant l’aube au raz des labours sur la plaine.
Mon grigri est bleu comme les volets qui veillent sur mes rêves et nos tendresses.
Mon grigri est vert comme toutes les germinations que tu as accompagnées.
Mon grigri est jaune comme les madeleines zestées qui gonflent dans le four.
Mon grigri est orange comme le jus de fruit du goûter des enfants de retour de leur cabane sous les noisetiers.
Mon grigri est rouge comme la fleur que mon amoureuse a planté dans mon cœur.
Mon grigri est blanc comme la réunion des couleurs pour offrir une plage d’écriture.
Mon grigri est arc-en-ciel comme le bracelet d’élastiques tressés par une amie.
Enfin, mon grigri est irisé comme ma plume pour vous partager mes mots libres !

Lire les autres contributions autour de ce mot sur le site JeuMexprime.

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Toute fière avec ses lots : livre sur les gares d’Eure-et-Loir et une double BD !

Pour la quatrième fois, de février à octobre 2014, sept communes du Perche d’Eure-et-Loir se sont associées pour proposer un programme riche d’animations, dans un grand Ramdam autour des passions ferroviaires…

Les bibliothèques de Belhomert-Guéhouville, Champrond-en-Gatine, La Loupe, Montlandon, Saint-Denis d’Authou, Saint-Victor-de-Buthon et Thiron-Gardais nous ont invité à voyager « sur les rails », au gré d’ateliers d’écriture ou de modélisme, d’expositions et de conférences…

Cette année, le thème de cette année était : le train.

L’opération se déclinait en 3 types d’activités :

  • Expositions, conférences
  • Un concours de dessins ouvert aux classes maternelles et classes préparatoires, aux centres de loisirs et garderies périscolaires.
  • Le second concours, était destiné aux plus grands : celui d’écriture.
    L’objectif était d’écrire le récit d’un personnage célèbre, réel ou imaginaire qui voyage en train. Seul le(s) auteur(s) connaisse(nt) l’identité de ce personnage qui s’arrête dans trois villes. Permettant aux lecteurs de découvrir son identité.

François a concouru :

  • d’une part à titre collectif avec Média’PLumes, le personnage à découvrir était Claude Monet ; et
  • d’autre part, à titre individuel, et le duo de personnages à découvrir était Blake et Mortimer (deux de ses héros de BD préférés).

A ce titre, elle reçu aujourd’hui : le 4ème prix des écrits individuels adultes et le 1er prix pour les écrits collectifs.

Si vous souhaitez lire son texte sur Blake & Mortimer,  en le téléchargeant ici !


Félicitations à mon écrivante préférée et bravo aussi aux autres participants au RamDam 2014…petits et grands !

 

En cette fin août,  profitant d’un reliquat de soleil,  nous sommes allées explorer avec grand plaisir l’arboretum et le jardin (potager et verger) du château d’Acquigny.
Ce fut une belle découverte, sans parler du très agréable accueil local.

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Si vous ne connaissez pas encore, nous vous recommandons vivement les lieux.
Pour en savoir plus, leur excellent site : http://chateau-acquigny.fr/

Ou les images sur Pinterest.

Nous reviendrons en automne pour nous émerveiller des couleurs romantiques qui doivent enchanter encore plus les lieux…

Albert Trubert soldat au 94 RI

Albert Trubert soldat au 94 RI

Ce 3 août 1914, comme des millions de français, notre arrière-grand père, Albert Trubert quittait sa maison de Paray-Douaville (Seine-et-Oise 78)…pour rejoindre son casernement à Bar-le-Duc.

D’autres hommes de Paray-Douaville quittèrent le village ce jour-là.

Neuf d’entre eux ne rentrèrent pas : Fernand Rodolphe BERTRAND, Henri Jules GUERIN, Pierre GUERIN, Louis Oscar HUET, Georges Cléophas LANGLOIS, Jean LE CARDIET, Jean LEMONNIER, Louis Désiré MORIZET, Lucien Emile PATTE.

Nous ne les oublions pas !

 

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Ce que c’est tout de même qu’un bête accident domestique dans sa cuisine ! …

Un site plein de recommandations pour mieux les prévenir : www.accidents-domestiques.com

 

Encore un très bon anniversaire Chris ( et Martine) ! ….avec bon pied, bon oeil.

Provence 1969

C’est une grande nuit étoilée. L’espace bruisse des insectes de la nuit provençale. La maison est encore pleine des odeurs du pistou préparé par notre tante Anna.
Cette soupe-là, personne ne sait la faire comme cette vieille piémontaise. La maison est pleine des rires, complicités avec cousins, cousines, entre oncles et tantes.
Il est tard déjà, mais personne ne risquera d’avoir envie d’aller se coucher.

C’est l’heure, il faut faire la traversée.

« Les enfants, vous allez être sages et bien rester à la file, derrière nous« , dit tonton Pierrot.
« Papa, t’es sûr qu’il n’y aura pas de bêtes dans l’herbe?  » demande un peu timidement le petit Michel.
« Juste des grillons et des tortures au bord du ruisseau. Tu les aimes bien les tortues, hein ? » réplique le tonton Jean.
« Allez en route ! » insistent les deux mères.

Et les deux familles, enfants et adultes, silencieusement, un peu émus et graves, remontent le chemin du hameau vers la colline.

La nuit est calme. Le ciel immense et pourtant si lointain.
C’est un grand mystère, d’imagination peut-être, mais qui semble nous attendre, nous surveiller.

« Dis, papa, tu crois qu’ils nous voient là-haut ? » demande Ghislaine, que la noirceur dans la traversée du pré doit intimider.
 » Moi je pense qu’ils ont bien d’autres choses à faire à l’heure qu’il est !  » lui répond tonton Pierrot.

Lentement, précautionneusement, nous marchons les uns derrière les autres, à l’coute de ces milliers de bruits secrets de la nuit, de la nature si présente autour et en nous.

Plus fort qu’en plein jour nous ressentons la variété de la nature des sols sur lesquels nous marchons : les graviers fins du sentier, les herbes couchées dans le pré, les petites mottes de terre des bords de la vigne qui nous pénètrent dans les sandales, les gros cailloux du gué -à sec- du ruisseau, ma petite route semi goudronnée qui remonte jusqu’au hameau voisin des Cadéous… le crissement dans la cour de la Tante Anna et ce parfum de figues que l’on écrase sans les voir.

Déjà la terre qui nous enveloppait de ses ombres, de ses végétations fait place à la lumière vive de la cuisine. Là, dans le coin de cette pièce à vivre, imprégnée si fortement de tous les parfums de cuisine provençale de la Tante Anna, …rayonne comme un aimant : le poste de télévision. De ces vieux téléviseurs si imposants pour un écran si petit, en noir et blanc bien-sûr !

Un peu religieusement nous nous installons les uns et les autres. Les adultes sur les quelques chaises, sur le bout de lit qui sert de canapé, les enfants par terre. Les enfants étonnamment sages malgré l’excitation particulière.

Comme un équipage de bateau guettant le phare du port, nous sommes happés par ce écran surréel.

Nous n’oublierons jamais ce moment-là. Moment partagé, moment universel, moment d’intense présence solitaire aussi, en chacun chacune de nous ; et nous contemplons médusé, tant par le reportage que par notre imagination qui force ses réticences, nous sommes témoins des premiers pas d’un homme sur la Lune!

Le monde, notre monde, quoi qu’on en pense, ne sera jamais plus comme avant ce moment-là. Eternel.

 

 

20 juillet 1969
Hameaux des Cagnignons et des Cadéous, commune de Grimaud, Var – France.

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Mary l’attendait impatiemment pour tondre tout le jardin et le verger….le voici enfin arrivé chez les Jehannes.

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PS : nous avons choisi de l’appeler « Léon » non pas pour un côté « paon »,  mais en hommage à Léon Moreau….jardinier de mon enfance dans les Ardennes.

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