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L’exposition intitulée INVASION / ÉVASION est installée dans le « Garage à Brouettes », salle d’exposition du foyer de vie de Courville, rue Masselin à Courville-sur-Eure.

C’est une exposition créative qui a été réalisée en collaboration entre le collège Louis Pergaud, le foyer de Vie Gérard Vivien de Courville-sur-Eure, l’école élémentaire Judith-Kerr de Berlin (Allemagne), le centre de loisirs de Moulès (Bouche-du-Rhône) et grâce à l’implication d’artistes et de professionnels de l’animation socio-culturelle engagés dans le projet.

 

 

 

 

 

Noémie Rouvet, coordonnatrice du projet la fée Nix(e) de Trampoline production, en assure la direction artistique.

 

 

 

 

La problématique :

Notre consommation de plastique a augmenté vertigineusement depuis les années 50. On peut presque tout faire avec cette matière révolutionnaire. Elle emballe tout, ne coûte pas cher, elle est belle, colorée, elle a envahi notre quotidien. Mais la belle se détériore, perd de sa fraîcheur, s’abandonne, lasse, casse. Alors quand elle n’est plus désirable, on la jette, parfois au bout de quelques heures seulement… Et après ? Le plastique se recycle très mal, produit toute sorte d’émanations dangereuses en brûlant. Enfoui et abandonné dans la nature il se divise et devient microplastiques. Véritable fléau pour l’environnement : paysage, animaux, Hommes, le plastique s’évade dans la nature et la pollue en profondeur.
Se rendre compte, se mobiliser, réagir, trouver des solutions : une démarche citoyenne créative promue par le projet la fée Nix(e) de Trampoline production.

Les réalisations des éléments de l’exposition :

LES INSECTES
François Poubeau, professeur d’arts plastiques au collège Louis-Pergaud a fait travailler les élèves sur la création d’insectes en 3D, réalisés à partir de déchets plastiques de la vie courante, pour de lancer un message écologique autour du plastique qui envahit notre environnement.

 

 

 

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LES MÉDUSES
Dans le même objectif, flottent au plafond de la salle des méduses en plastique créées par des résidents du Foyer de vie Gérard Vivien.

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LA FÉE NIX(E)
La Fée Nix(e) est un être fantastique. En tant que femme-oiseau, elle représente l’harmonie possible entre l’Homme, les dchets qu’il génère (ici les emballages) et la nature. C’est une sorte de déesse protectrice de l’équilibre des écosystèmes. Son nom évoque le Phoenix, l’oiseau légendaire qui renait de ses cendres après s’être laissé consumer. Il symbolise le renouveau et l’immortalité, des qualités que l’on peut attribuer au plastique si l’on arrive à le recycler correctement, par exemple en le faisant fondre pour donner naissance à une nouvelle matière ou en le brûlant pour faire de l’énergie. Dans ce costume, réalisé à partir d’emballages de produits de consommation, le déchet n’est pas simplement recyclé, il est revalorisé. Grâce à l’imagination, ce travail de création met en valeur les matières, les formes et les couleurs des emballages de tous les jours.
Il a été conçu et réalisé à Courville-sur-Eure en Eure-et-Loir par Flore Schena, costumière aux opéras de Paris. Ce travail de plus de 80h a reçu le soutien du conseil départemental d’Eure-et-Loir au titre de son engagement dans la sensibilisation de la jeunesse aux thématiques de développement durable.

NOTA : La Fée Nix(e) est aussi un spectacle conçu par Noémie Rouvet de Trampoline Production

Suivez la page Facebook de Fée Nixe (Création interdisciplinaire à portée environnementale) : https://www.facebook.com/regardetapoubelledanslesyeux/

 

 

Bravo et merci à tous les acteurs de cette exposition et de cette démarche de sensibilisation.

Espérons que cette belle collaboration aura pu apporter sa pierre à une évolution des comportements citoyens et à inciter encore plus nos élus et gestionnaires à prioriser la lutte contre la menace des déchets plastiques (notamment) !

 

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Au cœur de ces beaux jours de mi-mai, nous avons eu la chance d’être accueillies et guidées par Marie-Noëlle Gasnier dans la pommeraie de pommiers à cidre de leur ferme située dans le hameau du Theuil aux Corvées-les-Yys.

 

 

 

Nous avons pu déambuler dans les différentes parcelles plantées de plusieurs variétés de pommiers et d’âges variables.

Admirer les arbres mais aussi la faune qui se déploie amplement sous les pommiers.

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Lire l’article : « Pascal Gasnier du cidre à des élevages un peu particuliers« 

Après avoir très lourdement subi l’attaque du méchant anthonome du pommier au printemps dernier qui a dévoré une très importante partie des fleurs, réduisant leur récolte à peau de chagrin, la saison 2019 s’annonce beaucoup plus prometteuse.

Lire l’article : « Portrait du méchant anthonome« 

Jugez-en par la prolifération de fleurs sur les branches et leur splendeur.

Dommage de ne pouvoir vous partager le parfum doux et subtil !

Honsen

sculpture de Prune Sato-Caris

Au cœur de cet après-midi de printemps, j’ai plongé avec vous dans ce bassin secret.
Étrange de découvrir la pudeur nue de vos corps immergés là en plein cœur du Salon de la sculpture de Courville sur Eure !
Quelle montagne de lave pétrifiée a-t-elle engendré votre naissance matérielle ?
Quel volcan a pu, de son feu bouillonnant, engendrer vos existences depuis le néant des profondeurs terrestres ?
Les clapotis de votre bain joyeux a, un moment, occulté en moi les échos, lointains déjà, des grondements telluriques.
Je ne parle pas votre langue des jours de semaine, celle qui vous porte hors de ce lieu. Mais là, en ce dimanche eurélien, j’ai laissé tomber mes dictionnaires et la linguistique pour entendre, du dedans de moi, vos mots en sourdine douce.
Ils me disent de laisser vibrer sur ma peau la douceur du vent de printemps, l’émoi de Sakura, comme vous jouissez là, dans votre étuve naturelle, de cette eau magiquement chauffée par les entrailles de la Terre.
Vos pensées subliminales m’incitent à laisser venir à moi cette lumière zénithale qui libère vos regards vers l’univers tout entier.
Y a-t-il, dans votre bain de complicité, des bulles euphorisantes générées par les agitations profondes de notre Terre, pour que vous vous arboriez une telle sérénité complice ?
Complices vos corps dénudés et libres dans la même matrice aquatique éternelle.
Complice la présence de ceux qui savent vous approcher ici en humilité simple et laisser surgir en eux les quatre éléments majeurs de votre humanité forte, qui vibre dans vos matières apparemment figées…
Ils ne se trompent pas s’ils ont su les percevoir dans le miroir leurs jumeaux.

Françoise Trubert
31 mars 2019

sculpture de Prune Sato-Caris

 

* ACCROSTICHE *

H eureux moment de partage dans ces
O ndes chaudes de la montagne
N aturellement chauffées des bouillonnements
S ecrets de la Terre
E trangement, se mêlent ici les quatre éléments de la
N ature en équilibre

N és pour devenir
E tre en harmonie
S avoir écouter vos silences dans vos
N udités heureuses
O utre-matérialités épanouies
H ors toutes contraintes.

 

Salon de la sculpture Courville sur Eure

Une sculpture de Jean-Alexandre Delattre

J’ai rencontré un grand escogriffe chapeauté.
De son air dégingandé il est parti sur les chemins du monde, son violon à la main.
Son créateur a fait jaillir des étincelles d’or et d’arc-en-ciel pour ensemencer sa musique.
Écoute battre son cœur d’acier dans le secret de ses immobilités apparentes.
Sens comme les vents des chemins ont fomenté ses libertés.
Est-ce le Mistral qui fait battre les rubans de son chapeau ?
Son écharpe est-elle devenue harpe sous les griffes du norois sauvage ?
Ses pieds ferrés ont gardé la flamboyance de sa naissance sous chalumeau.
À ses semelles collent encore les grains de sables dorés des plages océanes.
Quelques traces de boue des chemins d’errances ont laissé leurs signatures sur son pantalon usé.
Tout à l’heure, quand les visiteurs auront laissé l’endroit calme, sans doute des oiseaux viendront accompagner sa rhapsodie et se poser sur son archet magique.
Par quels itinéraires a-t-il voyagé avant de faire escale à Courville-sur-Eure ?
Était-il à la recherche de l’inspiration ? Cheminait-il vers Saint Jacques, à la poursuite des notes sur les vagues que le vent de Beauce fait naître sur les jeunes céréales ?
Son chapeau semble constellé des échos de ses rêves de grands chemins ? Y-at-il croisé Rimbaud, Van Gogh ou Jacques Lacarrière ?
Peut-être, un de ces jours, passera-t-il par ta contrée.
C’est grand printemps, ne tarde pas à rejoindre les sentiers : ceux tracés, ceux oubliés, les « chemins noirs » chers à Sylvain Tesson… si tu veux avoir la chance d’aller à sa rencontre et pouvoir chemin un peu avec lui !
Alors, comme moi, laisse-toi enchanter par les mélodies qui naissent de ses cordes métalliques, laisse vibrer en toi ses échos de liberté chaque jour ré-ensemencée.
Et, s’il-te-plaît, dis-lui que ses notes en moi ont cheminé pour encolorer un peu mes jours gris.
Offre-lui bon pain, bon fromage et vin doux.
Souhaite-lui, à ton tour, bonne route et laisse-toi rêver dans la réminiscence de ses notes. C’est son cadeau aux êtres qu’il croise !

Françoise Trubert
30 mars 2019

Une sculpture de Jean-Alexandre Delattre

Une sculpture de Jean-Alexandre Delattre

* ACCROSTICHE *

V iendra l’heure
I rrévérencieuse
O ù le chemin s’ouvrira à
L ui vers de nouveaux horizons
O uest sera son cap
N eigeuses seront ses notes
I nfinis les échos de son violon
S ous les étoiles ses rêveries terrestres
T errestres ses aimantations
É ternellement libre, son archet en main.

Salon de la sculpture Courville sur Eure

Vol-au-Vent

Coucou chère amie,
Hé oui, me revoilà au salon de la sculpture de Courville-sur-Eure.
Je n’ai pu m’empêcher de revenir car hier j’avais hésité entre deux œuvres de la même sculptrice : Prune Sato-Caris, et aujourd’hui je vais te parler de « Petit Vol-au-Vent ».
Cette œuvre m’a vraiment interpellée car elle est originale et laisse toute liberté d’interprétation à la personne qui l’admire. Il s’agit, tout comme hier, d’une œuvre en grès. Je pense qu’il n’y a pas de hasard sur mon choix de matériau car c’est une matière que l’on malaxe, que l’on pétrit, que l’on caresse. Comme je te l’écrivais hier, cela ressemble avant cuisson à une pâte à pain sablée. Le toucher est donc très important.
Le Vol-au-Vent est tout en amplitude, en spirale. En fait il s’agit uniquement d’un vêtement en apparence inhabité. Je dis « en apparence » car à bien y regarder un être réside à l’intérieur. Cet être a longtemps été guidé par le paraître. Je veux dire qu’il s’est vêtu selon les codes de la société, sans penser à son être profond et à le laisser vivre.
Pourtant, dans ce vêtement tout est symbole. C’est un long manteau superbement drapé de telle sorte qu’il est enroulé telle une spirale. Il comporte également une capuche, un peu comme un habit de moine ou la cape d’une femme de noblesse.
Mais je ne vois ni l’un ni l’autre. Je vois ce vêtement tout enveloppant et laissant libre cours à l’envol de l’être. La personne est devenue immatérialité. Celle-ci s’est envolée vers le cosmos avec une grande amplitude.
Sa conscience a franchi le paraître pour rejoindre l’Être tel le « vieil homme qui laisse ses oripeaux ».
Je te recommande vivement d’aller admirer ses œuvres et de me faire écho de tes ressentis.
Je t’embrasse affectueusement,
Mary Robieu
31 mars 2019

 

* ACCROSTICHE *

 

V ide en apparence du plomb transformé en
O r dont il s’est séparé pour vivre en toute
L iberté son immatérialité.
A u-delà de son envol,
U n ÊTRE en devenir est
V ivant, sans corps, tout en éther.
E t de ses antennes sort sa conscience
N ébuleuse puis lumineuse, pour aller vers le grand
T OUT.

 

Salon de la sculpture Courville sur Eure

(acrostiche)

U n voyageur au visage las approchait de la côte
L ’autre versant de l’île lui apparût plus aimable
Y  aurait-il quelqu’un qui le reconnaîtrait, qui l’accueillerait ?
S aurait-il lui-même retrouver le chemin d’autre fois ?
S ilencieusement il aborda sur une plage dont le sable fut doux à ses pieds
E spérance serait son nouveau nom décida-t-il !

Françoise Trubert

Ulysse – Sculpture de Prune Sato-Caris

Salon de la sculpture Courville sur Eure le 30 mars 2019

Madame Icare

Ma très chère amie,
Aujourd’hui est placé sous le signe de la beauté. Pourquoi te dire cela ?
Souviens-toi, depuis plusieurs années, nous visitons le Salon de la Sculpture à Courville-sur-Eure et c’est aujourd’hui. En plus, c’est une vraie journée de printemps, le soleil est radieux, certes avec un peu d’air frais mais cela fait ressortir toutes les lumières.
J’en viens donc à te parler d’une œuvre qui m’a beaucoup touchée pour diverses raisons. Il s’agit de Madame Icare de Prune Sato-Caris.
Madame Icare m’a susurré à l’oreille, ou plutôt au cœur, tout son parcours. Rends-toi compte, elle est née dans l’imagination de Prune lors d’un rêve !
« Qu’avait vécu Prune les jours précédents, je ne le sais pas, mais voilà comment j’ai été conçue. À son réveil, Prune a pris un bloc à dessin et a commencé à élaborer une ébauche. C’était l’embryon de moi-même. Puis elle a écrit quelques mots-clés pour me représenter : lumière, chaleur, protection, savoir, initiation, cambrure, feu intérieur, cri, aveuglement, chant céleste et envol de la conscience.
Déjà je vivais son imaginaire et je commençais à prendre forme. Puis, elle a réfléchi au matériau qu’elle allait utiliser et sans hésiter c’est le grès qui s’est imposé à ses mains, comme une voluptueuse pâte à pain sablée.
Voici comment j’ai continué à me développer. Je n’étais plus un simple embryon je devenais matière. Elle a commencé à travailler mon ossature puis ma chair en s’y reprenant en plusieurs étapes.
Il ne restait plus à Prune qu’à trouver la meilleure posture pour son œuvre. Devais-je être debout ? Et en revisitant les mots qu’elle avait griffonné sur son carnet à dessin, elle a compris que je devais être à moitié sortie de terre, qu’on ne verrait que la partie haute de mon corps comme pour suggérer aux visiteurs que j’étais encore en train de m’extraire de la terre pour m’élever et la position de mes mais le montre car j’ai ma main gauche paume tournée vers le sol alors que la paume de ma main droite est au-dessus de ma tête tournée vers l’infini faisant de moi comme un nouvel axe du monde. Mais celle-ci me protège à peine de l’aveuglement.
Puis elle trouvait qu’il fallait associer un autre matériau à ce grès pour que ma lumière intérieure puisse vivre et vibrer. Et, d’un coup, elle s’est dit : « Mais il faut que ce soit rouge ! » Alors elle a taillé quelques fragments de vitraux lumineux pour les placer en mon centre après cuisson. Mais la matière choisi ce qu’elle veut et elle a dû s’y reprendre pour ajuster les fragments de lumière car mon ossature s’était rétractée. Enfin elle a trouvé la juste taille pour permettre aux fragments de vitraux de vivre en moi.
Voilà comment je suis née en sortant du feu, j’ai attendu que lentement l’air m’apaise complètement. Je n’oublie pas que mon origine est dans la terre mélangée à l’eau. Je suis donc l’œuvre des quatre éléments avant de m’envoler vers le cinquième : l’éther.

Ma chère amie je t’offre l’histoire de Madame Icare conçue et née de l’imagination et des mains de Prune et je te recommande vivement d’aller admirer ses œuvres le jour où elle exposera à Paris.

Je t’embrasse affectueusement

Mary Robieu

 

* ACCROSTICHE *

I l était une fois une
C haleur solaire si impérieusement attirante qu’elle
A ppela un être féminin vers la Connaissance.
R endue sourde par cet appel, elle n’entendit pas l’alerte des dieux
E lle s’est donc élevée vers cette lumière qui la brûlait.

E nvolée vers les imaginations cachées en elle,
R apidement elle s’éleva, voulant voir et savoir toujours plus.
A u seuil du franchissement de la Connaissance, la
C haleur était si intense qu’il lui fut
I mpossible de l’atteindre. Elle s’y consuma et chuta.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Salon de la sculpture Courville sur Eure le 30 mars 2019