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Archive for the ‘Visites’ Category

Qu’ils soient de Bourges, de la Champagne berrichonne ou du bocage, leur rencontre, parfois inattendue, nous fut bien sympathique.

En reconnaîtrez-vous quelques-un-e-s ci-après (même s’ils ne sont pas tous représentatifs du Peuple berrichon) ?

(pour voir la réponse, survolez les images avec la souris !)

Au plaisir d’en rencontrer beaucoup d’autres à notre prochaine visite !

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Les Berrichons sont fiers d’afficher leurs métiers, leurs commerces et cela donne lieu à la création de superbes enseignes !

Saurez-vous les reconnaître ?

(pour voir la réponse, survolez les images avec la souris !)

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Je ne suis pas sûre d’avoir la réponse, mais de bien belles girouettes ont tenté de nous l’indiquer dans les villes et villages … notamment au Bec d’Allier sur les anciennes maisons des mariniers de Loire…

En connaissez-vous certaines, amis berrichons ?

(pour voir la réponse, survolez les images avec la souris !)

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Porte à porte à Bourges

Il ne faut pas vous fier aux apparences, nous avons reçu un excellent accueil, mais cela n’empêche pas d’admirer les huisseries et leurs accessoires ici ou là aux détours de la ville de Bourges.

… reconnaîtrez-vous ceux du Palais Jacques Cœur ?

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Peuple de l’eau

J’ai longtemps cherché le cœur de l’eau notre mère,
Notre troupe a rejoint les berges de la rivière,
Sur les berges sablonneuses les enfants s’éclaboussent en riant.
Mon cœur était en fête, nous avions trouvé notre source de vie.

Notre troupe a rejoint les berges de la rivière,
Après de longues errances sur la terre craquelée.
Mon cœur était en fête nous avions trouvé notre source de vie.
Nous allions pouvoir boire à satiété, nous laver des poussières du monde.

Après de longues errances sur la terre craquelée.
Les lavandières sont heureuses, le linge claque dans le vent des berges.
Nous allions pouvoir boire à satiété, nous laver des poussières du monde.
Je laisse l’eau couler sur mon corps qui renaît à la vie.

Les lavandières sont heureuses, le linge claque dans le vent des berges.
Je me sens comme libérée du poids du monde rongé, flétri.
Je laisse l’eau couler sur mon corps qui renaît à la vie.
Ma peau et mon âme sont en mue, née des flots, je suis devenue onde coulante.

Je me sens comme libérée du poids du monde rongé, flétri.
Sur les berges sablonneuses les enfants s’éclaboussent en riant.
Ma peau et mon âme sont en mue, née des flots, je suis devenue onde coulante.
J’ai longtemps cherché le cœur de l’eau notre mère.

Françoise

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Nous avons pu retrouver, avec grand bonheur, dans le Château d’eau – Château d’Arts de Bourges, une exposition des œuvres de Fanny Ferré,

dont nous avions adoré le travail lors de son exposition à la Collégiale Saint-André à Chartres en 2014.

« Ce que j’aime, ce sont les humains, à travers la
planète, dans la nature. Je ne cherche pas à faire des
personnages tristes, mais ils sont graves, pas rigolards
c’est sûr. Je les travaille comme les humains. Ils sont plein
de défauts anatomiques. L’important pour moi, c’est de
sentir qu’ils existent. »

Fanny Ferré

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Faut-il préciser la vive recommandation d’aller découvrir l’exposition dans ce très beau lieu ?

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La danse de Corambé

Je l’ai rencontrée par hasard, à l’aurore, au détour d’un sentier étroit qui serpente dans le petit bois, presque tout au bout du grand parc. Elle était toute emperlée de milliers de gouttelettes de brume que l’orage de la veille avait laissé se former au frais de la nuit dans les prairies et les bosquets.
Elle a surgi dans ma vie au cœur de l’été, un été de chaleurs lourdes, de rumeurs sourdes, d’inquiétudes troubles.

J’avais cheminé lentement sous les ramures humides et fraîches de ce bois un peu secret qui s’éloigne doucement de la grande maison. Après un sommeil troublé par des rêves semés d’éclairs et de tonnerre, je venais chercher là apaisement et renouveau matinal. Pour me laver l’âme, j’avais revêtu mes rêveries éveillées du grand manteau flottant du romantisme que ces lieux ont bercé.

J’eusse pu rencontrer ici quelques farfadets attardés de leurs sarabandes nocturnes, ou bien un peintre à la poursuite des lumières de l’aube, ou encore un musicien cueillant les notes cristallines que lâchent les dernières gouttes du bout des feuilles des grands arbres, voire même une romancière se lavant les yeux usés d’une nuit d’écriture dans l’innocence du matin…

C’est cette jeune femme improbable que j’ai découverte, dans son innocence extrême, sa nudité sans fards, sans impudeur aucune, au cœur des arbres. Elle semblait comme flotter d’éternité sur une très grande feuille de ginkgo. Feuille de l’arbre d’or, de l’arbre qu’on dit éternel, ayant survécu à tous les cataclysmes du monde… comme renaissant d’un outre-monde pour nous inspirer quelque rédemption secrète.

Elle paraissait danser, doucement, sur une musique intérieure qui faisait naître sur ses lèvres un sourire à peine esquissé, juste pour elle-même, issu d’une joie toute intime.

Sa main gauche à peine posée à plat au-dessus de son jeune sein, comme glissant du bout des doigts vers les palpitements de son cœur dansant…

Elle est immobile, comme suspendue un instant infini dans son mouvement de danse. Cherche-t-elle le moment où va surgir de son axe profond le mouvement qui relancera sa danse lente ?

Sa main droite est levée, très haut, légère, souple. Ses doigts sont aériens, libres, comme ceux d’un pianiste en attente de commencer à jouer sur un clavier qui flotterait à la verticale de l’air sylvestre…

Je n’ai guère fait de bruit en m’approchant peu à peu. Elle ne semble pas m’avoir entendue, elle est trop concentrée en elle-même, percevant la mesure de son sang qui bat le rythme du monde.

Son corps à la peau sombre semble capter toute la lumière du petit jour encore embrumé.

Des forces de la Terre, depuis ses pieds qui épousent la grande feuille du ginkgo d’or, par ses jambes qui entament la giration du monde, monte en elle une onde dorée. Sa danse a fait naître la lumière intérieure qui rayonne maintenant d’un or pur depuis ses bras, jusque ses mains, belles légères, en épousailles avec son âme et le monde.

Elle tourne doucement tandis que monte la lumière du jour qui reprend vigueur sous les frondaisons qui aspirent les restes de brume.

Quelque filet d’air frais apporte les premiers effluves de la prairie fleurie voisine. Les oiseaux ont repris possession de l’espace et en proclament leur victoire. Un frisson léger me parcourt alors que je découvre son étrange regard d’or qui s’appuie sur quelque chose de lointain, au-delà du monde, de mon monde.

Toujours sans faire de bruit, je repars, tout doucement, en marche arrière vers la prairie au ciel sans entraves, sans quitter du regard son visage serein, ses yeux qui regardent du dedans de sa danse sur l’axis mundi, infinie, infinie, lente, lente, silencieuse…

Nohant – Le Poireuil, 05 juillet 2018

Corambé, sculpture de Françoise Vergier - Nohant

La statue de « Corambé » dans le parc de Nohant, au Domaine de George Sand, est oeuvre de la sculptrice Françoise Vergier en 1991 (bronze,150x23cm).

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Qui est Corambé ?

Lorsqu’en 1816, Hippolyte, son demi-frère, rejoignit son régiment de hussards, Aurore se retrouva seule à Nohant avec Deschartres et sa grand-mère, dont la santé s’altérait. La mélancolie la submergea. Elle était à la recherche d’un idéal. On lui enseignait le catéchisme, mais elle voulait une religion qui lui soit propre. Elle inventa sa divinité personnelle : Corambé.
Née d’un assemblage de syllabes issues d’un songe Corambé était une divinité romanesque et consolatrice.
Elle lui éleva un autel au cœur du petit bois où elle prit l’habitude de se réfugier.
Le culte cessa quand le sanctuaire fut découvert.

Voilà ce qu’en écrit George dans « Histoires de ma vie » :

<<… puisque toute religion est une fiction, faisons un roman qui soit une religion ou une religion qui soit un roman. Je ne crois pas à mes romans, mais ils me donnent autant de bonheur que si j’ y croyais. D’ ailleurs, s’il m’arrive d’y croire de temps en temps personne ne le saura, personne ne contrariera mon illusion en me prouvant que je rêve. Et voilà qu’en rêvant la nuit, il me vint une figure et un nom. Le nom ne signifiait rien que je sache : c’était un assemblage fortuit de syllabes comme il s’en forme dans les songes. Mon fantôme s’appelait Corambé, et ce nom lui resta. Il devint le titre de mon roman et le dieu de ma religion.
En commençant à parler de Corambé, je commence à parler non-seulement de ma vie poétique, que ce type a remplie si longtemps dans le secret de mes rêves, mais encore de ma vie morale, qui ne faisait qu’une avec la première. Corambé n’était pas, à vrai dire, un simple personnage de roman, c’était la forme qu’avait prise et que garda longtemps mon idéal religieux. (…)
Corambé se créa tout seul dans mon cerveau. Il était pur et charitable comme Jésus, rayonnant et beau comme Gabriel ; mais il lui fallait un peu de la grâce des nymphes et de la poésie d’ Orphée. Il avait donc des formes moins austères que le dieu des chrétiens et un sentiment plus spiritualisé que ceux d’Homère. Et puis il me fallait le compléter en le vêtant en femme à l’occasion, car ce que j’avais le mieux aimé, le mieux compris jusqu’alors, c’était une femme, c’était ma mère. Ce fut donc souvent sous les traits d’une femme qu’il m’apparut. >>

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À partir du XII e , « la somme » est la « charge, fardeau que peut porter un cheval, un mulet, etc. ».

 

Par glissement de sens, à la fin du XVI e siècle, la locution bête de somme est utilisée pour désigner « une bête propre à porter des fardeaux ».

(source Wikipédia)

 

 

 

 

 

 

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Mais les petites et grosses bêtes que nous avons croisées, parfois rencontrées au détours de nos balades étaient libres de toute charge…

 

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